Portrait d’un chef 

Pour savourer pleinement la cuisine de Jeremy Vandernoot, il faut d’abord découvrir l’homme derrière les fourneaux. Curieux, persévérant, joyeux et déterminé, Jeremy est un jeune homme passionné originaire de Mettet. Caractérisé depuis l’enfance par son goût du partage et une grande créativité, Jeremy a trouvé dans la cuisine une vocation qui lui permet d’allier les deux.

L’aventure culinaire de Jeremy ne lui est cependant pas tout de suite apparue comme une évidence. C’est d’abord par un heureux hasard qu’il a rejoint l’univers bouillonnant de l’HORECA après ses études secondaires. Comme étudiant ou extra, il a enchaîné les postes et découvert au fil de cette expérience un chemin pavé de saveurs.

C’est finalement lorsque Jeremy décide de s’inscrire à l’École d’Hôtellerie de Namur que son avenir de chef se dessine. Mordu par cette passion qui grandit à mesure que ses couteaux s’aiguisent, Jeremy décide ensuite de poursuivre son éducation culinaire. Il rejoint alors le meilleur établissement en la matière, la Vieusart Academy of Culinary Arts de Wavre. Il y évolue au même rythme que ses assiettes, travaille ses ingrédients autant que ses papilles, étoffe ses connaissances et se nourrit des avis de ceux qui dégustent ses mets. Son histoire de goût s’écrit entre petits plats et grands moments de dégustation.

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Une aventure qui prend
son envol

Se lancer dans une vie de chef indépendant, c’est ce que Jeremy attendait pour pouvoir laisser libre cours à sa créativité et proposer à ses clients une expérience qui lui ressemble. D’abord chef à domicile, Jeremy donne aussi des cours de cuisine et anime divers ateliers culinaires.

Mais le rêve d’ouvrir son restaurant s’agrippe à ses doigts et prend de plus en plus de place. Jeremy va vite, mais il ne veut pas brûler les étapes. Jusqu’à ce que l’opportunité se présente. Plus tôt que prévu, certes, mais il n’est pas du genre à hésiter longtemps lorsqu’il s’agit de donner sa chance au possible.  

En 2021, Jeremy et sa compagne signent pour l’aventure d’une vie et achètent un ancien restaurant dans le Namurois. Le défi est de taille, mais les rêves sont plus grands encore.

L’objectif : s’éclater. Créer une ambiance plus qu’un lieu. Animer les tables de chaleur humaine. Inventer et réinventer. Transformer et présenter des produits de mille façons. Surprendre les fourchettes avec des saveurs nouvelles et embarquer ses hôtes vers des découvertes.

Dans ses assiettes, le chef compte bien laisser place à son imagination. Car la vraie folie, selon lui, serait de s’imposer des limites et de ne pas saisir toutes les opportunités gustatives. 

Jeremy le sait et s’en fait la promesse : pour régaler ses convives, il n’y aura pas de recette magique, si ce n’est celle d’être authentique.

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Un concept simple, authentique et savoureux

Au programme d’un moment à la table du Yirmi : de la cuisine française teintée d’inspirations du monde, un menu unique, des produits de saison et uniquement du fait-maison. 

Plusieurs amuse-bouche ouvrent l’appétit avec des associations de goûts audacieuses. Une entrée en matière qui constitue le terrain de jeu idéal pour Jeremy, qui aime faire preuve de créativité dans ces quelques bouchées.

Les plats associent poissons, viandes et végétaux et les assiettes font la part belle aux textures.

Tout ce qui peut l’être est fait maison et Jeremy n’oublie pas d’y apporter une touche d’originalité. À sa table, par exemple, pas de vinaigres de grands magasins : le chef prépare ses propres vinaigres à l’ail des ours ou au sapin.

Les aliments frais proviennent de producteurs locaux. Ce que Jeremy ne fait pas lui-même, il le trouve chez les artisans du coin : le pain d’une boulangerie testée et adorée, le beurre d’une ferme à proximité… Une philosophie du « local » que l’on retrouve jusqu’aux éléments de décoration.  

Pas de plats à la carte, donc, mais aucune rigidité pour autant. Dans son souhait d’embarquer ses clients dans une aventure gustative synonyme de plaisir, le chef est à l’écoute de ses hôtes. Sans gluten, sans lactose, végétarien et même végétalien, il ne manque pas d’idées pour adapter ses recettes à la demande de ses convives.

Côté boissons, l’objectif est, là aussi, de créer la surprise : cocktails maison élaborés par un ami mixologue, carte de vins triés sur le volet et toujours des spécialités locales telles que des bières artisanales et des bulles belges.

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Une histoire de goût

La passion est née, le chef éclot. La technique, il l’apprend sur le terrain, directement en cuisine. Il n’a pas peur d’y passer des heures, de recommencer cent fois et de commettre des erreurs. Il a la soif du dépassement de soi et une motivation qui survit à toutes les épreuves. Il sait que ce sont sa force de caractère et sa passion qui constituent ses ingrédients les plus importants.

Jeremy entame sa carrière comme employé dans plusieurs restaurants étoilés parmi les meilleurs de Belgique : l’« Air du temps », le « Seagrill », le « Château de Mylord » et le   « Bon-Bon ». Il enchaîne ensuite avec deux années comme second de cuisine dans un ancien établissement gastronomique de Namur, l’« Agathopède ».

Mais le désir d’un nouveau challenge le titille. Il pose alors sa candidature pour la neuvième saison du programme télévisé « Top Chef », en 2018. Il est sélectionné. Membre de la brigade de Philippe Etchbeste, célèbre et talentueux chef français, Jeremy vit une expérience hors du commun au fil de quatre semaines de tournage. Lorsque son aventure s’achève, il rentre avec la satisfaction d’avoir appris beaucoup tant sur le plan humain que culinaire. L’émission lui offre également un gain de notoriété qui l’encourage à faire le grand saut.  

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Un nom qui invite à l’évasion

Il trouve le nom de son établissement : Yirmi. Inspiré de Yirmiyahu, qui signifie « Jeremy » en hébreu, Yirmi invite une pincée d’évasion à cette table namuroise. Car si tout y est local, l’inspiration, elle, vient de partout. Yirmi est un nom qui se déguste comme il se prononce et qui incarne le relief de la cuisine de Jeremy.

Le nom, le cadre et même le logo : tout est pensé pour incarner la douceur du lieu et l’audace de sa cuisine. Sur le logo, un visage dessiné de profil représente la chaleur et la convivialité de ce restaurant familial. La capucine, fleur coup de cœur de Jeremy depuis l’enfance, révèle son goût pour la nature.

Une nature que l’on retrouve dans les produits, toujours locaux et de grande qualité, mais aussi dans les recettes et dans l’ambiance simple et accessible de cette cuisine gastronomique, mais chaleureuse avant tout.

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Comme à la maison, mais en mieux

Yirmi est le décor d’une passion, mais pas seulement. Situé au cœur du village de Malonne, à cinq minutes de Namur, c’est aussi un cadre de vie pour Jeremy et sa petite famille qui y ont trouvé l’écrin dont ils rêvaient pour accueillir le projet d’une vie. Un cocon qui regroupe pour Jeremy le meilleur des deux mondes : son foyer et l’espace d’expression de son art culinaire.

Un lieu qui recevra une dizaine de couverts, pas plus. Et qui sera animé par une petite équipe : Jeremy et son apprenti de cuisine et une personne en salle. 

Car s’il y a ici le goût de la qualité, il y a aussi une profonde envie de partager. Raconter un plat, rencontrer les hôtes de passage, retrouver les habitués. Et avec tous, prendre le temps d’échanger et de profiter ensemble de cet instant de plaisir qu’on vole au quotidien lorsqu’on s’installe à une bonne table.

Une générosité que Jeremy souhaite faire passer par l’assiette. S’il est fidèle à la haute gastronomie et qu’il a fait ses armes dans les cuisines étoilées, il a surtout envie de mitonner des petits plats dont on profite à chaque bouchée. Pas parce qu’elles sont rares, mais parce qu’elles provoquent des sensations fortes et surtout de vives émotions. Une cuisine fine, de qualité et gastronomique, mais surtout une table où le plaisir s’invite.